CONCOURS

Maison des Vins de la Côte à Mont-sur-Rolle – Vaud

Implantation
Implanté dans la partie inférieure de la parcelle, le volume se faufile dans la vigne pour s’ouvrir sur l’horizon lémanique. Si son orientation résulte d’une part des cadrages visuels désirés depuis l’intérieur des espaces à vivre, la géométrie de la parcelle ainsi que les directions déterminées par l’expansion du hameau supérieur influencent tout autant l’orientation sud-ouest du volume.

Relation au paysage
Le bâtiment s’articule sur un niveau unique et s’intègre parfaitement au caractère du lieu qui se marie au jeu de strates superposées typique des coteaux de la région viticole. En montant la route de Gimel, assis sur un socle minéral, le projet devient à son tour « socle » de la Maison de Commune : le dégagement visuel sur cette ancienne bâtisse est préservé et, d’un geste assuré et franc, cette nouvelle strate vient se confondre avec les lignes minérales et végétales qui rythment le paysage.

Depuis les différents points de vue du haut de la parcelle, le bâtiment n’oppose aucun front, se confond dans la topologie de son contexte et devient, lorsqu’il est découvert, un tremplin visuel qui émerge de la vigne.

Morphologie
Reflet de la qualité des produits du terroir de la région, le projet est l’expression d’une architecture emblématique tout en s’insérant dans son contexte de manière sensible et respectueuse. Les angles générés par le déhanchement de la forme réduisent l’impact sur le paysage et offrent une échelle appréciable pour l’usager.
Les événements spatiaux que ces retraits formels induisent trouvent écho dans une fonction déterminée : couvert de l’entrée principale au nord et couvert d’une terrasse au sud dans le prolongement de l’espace dégustation.

Formellement épuré, le volume monolithique contraste volontairement avec les bâtisses d’hier afin de créer un dialogue temporel, une mise en valeur mutuelle. L’expression de la toiture est une traduction contemporaine de celles à deux pans et en croupe des bâtisses voisines. Elles suggèrent à l’inconscient collectif une notion positive de refuge, d’abri et donc d’accueil.

Avec la collaboration de Aydin Gürsel Bakir et Nicolas Jacot

 

Quai 62

Objectifs
Le projet proposé a pour objectif de ne pas se défaire des bâtiments existants retraçant à eux seuls une grande partie de l’histoire patrimoniale de la commune de Crassier. Comme le demande justement la donnée du concours, les recherches sur la réutilisation des espaces urbanistiques ruraux, tout en amenant une note architecturale contemporaine, furent présentes des les prémices de réflexion. Afin d’accentuer la touche commémorative de la gare qui œuvrait jusqu’en 62, nous avions pour souhait de traduire l’arrière-cour par une place communautaire pouvant ainsi s’apparenter à d’anciens tracés ferroviaires.

Typologie
Nous avons privilégié les affectations commerciales côté rue, permettant ainsi une réactivation de l’esprit villageois égayé par la multitude de petits commerçants, composantes essentielles de la qualité de vie d’une commune. La mixité des logements proposés offre dès lors un large panel, que ce soit pour une personne seule ou un couple. Ceci permet d’atteindre une grande diversité d’habitants et d’usagers.

Au niveau des autres modules proposés sur la parcelle 90, ils devront s’apparenter aux mêmes gabarits que ceux déjà proposés. Cette modularité permet une construction en plusieurs étapes selon les besoins et les finances du maître de l’ouvrage.

Le concept énergétique se veut durable par l’apport d’un chauffage à bois commun avec compteur de chaleur pour chaque unité d’habitation. La récolte des eaux de pluie est aussi envisagée.

 

Fractions

Implantation
Le projet s’implante en partie ouest de la parcelle et découpe celle-ci en deux zones extérieures. Le vaste dégagement s’étirant vers l’est accueille les aménagements et infrastructures extérieurs comprenant la cour de récréation, les places de jeux, la surface d’activités sportives ainsi que la place de dépose et les places de parc. La surface nécessaire à la future extension de quatre salles de classes est laissée libre en partie ouest de la parcelle.

Traversée à pied, à travers champs et prairie, une composition de placettes apprivoisées d’activités récréatives et sportives crée une zone d’accueil et de rencontre pour les écoliers, professeurs et autres usagers qui accèdent au bâtiment scolaire. Les places de parc et la zone de dépose sont disposées en périphérie de celle-ci, le long des routes qui bordent la parcelle. Une attention particulière est portée aux différents parcours afin d’amplifier au maximum la sécurité du cheminement des écoliers qui, une fois la parcelle foulée, se retrouvent très vite dans des espaces aménagés à l’écart des routes.

Organisation
L’expression architecturale de l’école est une composition de volumes collés les uns aux autres puis décalés dans leurs axes nord–sud. Formellement identiques, ces pavillons à deux pans expriment une sensation de refuge et suscitent ainsi une image sécurisante pour l’enfant qui s’accorde à sa conception rassurante de la maison.

Si chaque pavillon est identifiable de par son expression volumétrique et son positionnement, il le sera tout autant de par sa fonction. En effet, chaque volume contient son usage propre. Ainsi le programme prend place, de l’ouest à l’est, de manière suivante : la première maison abrite les deux classes enfantines ; la suivante, qui s’élève sur deux étages, accueille les quatre salles de classes primaires ; la classe ACT/ACM fait face au couvert et à l’entrée de l’établissement ; finalement, en lien avec la zone d’entrée, la zone administrative des professeurs.

La circulation centrale rythmée par les décalages des volumes côtoie de riches tensions et définitions spatiales. Grâce à une échelle fractionnée, à une répartition claire du programme visible et perceptible notamment par la disposition des volumes, la séparation et l’appropriation des espaces sont aisées et l’orientation instinctive.

Texture et matérialité
Si les découpes précises des volumes alliées aux décalages volumétriques reflètent un caractère contemporain en accord avec son temps, le caractère boisé du bâtiment trouve écho dans l’expression des constructions issues des anciennes bâtisses agricoles de la région pour s’accorder et se confondre au paysage rural et à son esthétisme pittoresque.

 

DOWNTOWN

Concours pour la construction d’un bâtiment de logements sociaux, de locaux administratifs et ateliers à Lausanne – VD

Le projet répond à une équation complexe qui devait faire fonctionner dans un même volume : des hébergement d’urgence, des appartements à loyer modéré, la Soupe populaire et le Service des parcs et promenades (entrepôt, parking, hangar d’entretien, etc.). L’ensemble architectural réussit à lier des fonctions et des usages hétéroclites dans un ensemble pertinent et harmonieux. Le projet s’intègre dans le tissu urbain de la ville de Lausanne en s’adossant à la colline végétale pour s’ouvrir sur la ville et sa cathédrale.

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